“Ils vont se rendre compte que je ne sais rien.”
“J’ai eu mon diplôme par chance.”
Si ces pensées te semblent familières, tu n’as rien d’anormal.
Près de 7 étudiants sur 10 ressentent le syndrome de l’imposteur avant leur premier emploi.
Et pourtant, beaucoup pensent être seuls à douter.
Le problème n’est pas le manque de compétences.
Le problème est la perception de ses compétences.
Ce qui se passe réellement dans ta tête
Tu compares :
Ton intérieur (tes hésitations, tes erreurs, tes incertitudes)
à
L’extérieur des autres (leur assurance visible, leurs certitudes affichées)
Tu vois leurs résultats.
Tu ressens tes doutes.
Le cerveau conclut alors :
“Je suis moins compétent.”
Mais cette conclusion repose sur une illusion :
tu compares deux informations qui n’ont pas le même niveau de transparence.
Personne ne montre ses hésitations internes en public.
Pourquoi il apparaît surtout avant d’entrer dans le monde du travail
- Programmes définis,
- Critères clairs,
- Progression encadrée,
- Validation régulière.
Puis soudain, transition.
Plus de chapitres.
Plus de barème précis.
Plus de correction immédiate.
Tu quittes un cadre connu pour un système ouvert.
Le cerveau interprète ce changement comme une perte de repères :
Inconnu = danger → activation du doute.
Le syndrome de l’imposteur n’est donc pas un manque de capacité.
C’est une réaction d’adaptation à un nouvel environnement.
5 techniques pour reprendre confiance
Le cerveau émotionnel ignore les faits.
Il fonctionne aux impressions.
Tu dois donc lui opposer des éléments concrets.
Pas ton ressenti.
Tes preuves.
Écris noir sur blanc :
- Projets réalisés,
- Problèmes résolus,
- Compétences acquises,
- Situations où quelqu’un t’a fait confiance,
- Difficultés que tu sais maintenant gérer.
Tu découvriras souvent ceci :
Tu as oublié la majorité de ce que tu sais faire.
2. Accepter l’apprentissage
Beaucoup d’étudiants pensent être recrutés pour leur niveau actuel.
En réalité :
Une entreprise recrute un potentiel, pas un expert débutant.
Le premier emploi sert à apprendre le métier réel pas à prouver que tu le maîtrises déjà.
Ton diplôme valide ta capacité à comprendre.
Ton travail validera ta capacité à progresser.
3. Remplacer “je dois tout savoir” par “je dois savoir apprendre”
Changer cette phrase transforme tout.
Tu n’es pas censé connaître toutes les réponses.
Tu es censé savoir :
- Chercher,
- Demander,
- Tester,
- Corriger.
La compétence clé d’un début de carrière n’est pas l’expertise.
C’est la progression rapide.
4. Parler à des professionnels
Quand tu échanges avec des personnes déjà en poste, tu découvres une réalité surprenante :
Tout le monde doute.
Même les personnes expérimentées apprennent encore régulièrement.
Même les profils seniors rencontrent des situations inconnues.
La différence n’est pas l’absence de doute.
C’est l’habitude de fonctionner avec.
5. Agir malgré le doute
Le piège principal : attendre d’avoir confiance pour agir.
En psychologie, c’est l’inverse.
Action → preuve → confiance.
Chaque petite action donne une information au cerveau :
“tu es capable de gérer”.
La confiance ne précède jamais l’expérience.
Elle en est le résultat.
Conclusion
C’est un excès d’exigence envers soi-même dans un environnement nouveau.
Tu crois devoir être prêt.
Alors que tu dois seulement être capable d’apprendre.
Le monde du travail ne cherche pas quelqu’un de parfait.
Il cherche quelqu’un de fiable, curieux et progressif.
Et ça, tu le fais déjà depuis des années :
- Apprendre,
- T’adapter,
- Comprendre,
- Progresser.
Tu n’entre pas dans le monde professionnel pour prouver ta valeur.
Tu y entres pour continuer à la construire.
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